1. Gnocchi de bananes, suprême de poulet fermier et crème de champignon
  2. DARK MAKE UP, la grande tendance du maquillage
  3. Prelim
  4. Joe Ouakam, artiste icone ou Œuvre ?
  5. Zab PopUp Shop
  6. L’été arrive et ses inconditionnels aussi.
  7. Rafiya
  8. Rencontre avec Christian Eyenga
  9. Sankara, le rebelle: Sennen Andriamirado
  10. Sushi d’attiékè
  11. Le côté amer du sucre
  12. Mois de l’histoire des Noirs
  13. VEAU – SARDINES – DE CHEZ NOUS
  14. Le poids des mots
  15. Les tendances mode qui vont bien aux cheveux courts
  16. Le Pouvoir de Guérison des Plantes
  17. Soyez de Vrais Mecs, Faites-vous une Pédicure
  18. Sauti-Sol
  19. Soeur Rosetta Tharpe
  20. La gamme premium masculine de soins est arrivée
  21. Art Surma – Ethiopie
  22. Oasis marocaine chez soi
  23. Nola Adé
  24. Les Super-Aliments et Équilibre Intérieur
  25. « Sweet Christmas » Luke Cage is Back…
  26. Baobab pour la beauté, santé et la vie !
  27. Respect pour l’Architecte
  28. Foyer – Trouver l’équilibre
  29. LotusMoon SkinCare
  30. Serge Ibaka, Son of Congo
  31. L’Antidote pour la peau
  32. Black President
  33. Tour de Martinique des Yoles Rondes
  34. Première impression
  35. Élixir Rose en Or 24 K
  36. The New Stereotype (TNS)
  37. Smash Plantains
  38. Un Continent debout
  39. Noella Coursaris
  40. Asics Tiger : Tanabata pack
  41. Oumou Kandé Diao, Agence française pour models black
  42. Nicholle Kobi – une dessinatrice engagée
  43. Quand Vans Rencontre Nintendo
  44. Prendre soin de ses cheveux en été
  45. Blanchissement de la Peau (Bleaching)
  46. Chronique du « Hardcore Yogi »
  47. Ade Hassan, Reine Nubienne
  48. Chef Roblé, Super Chef
  49. Laser de Jouvence
  50. Maquillage- Yeux 2
  51. Alexis Peskine
  52. Maquillage – Yeux
  53. Entre la modernité et traditions ?
  54. Prévention – Meilleure alternative à la guérison
  55. Les nouveaux investisseurs attendent une échelle
  56. The G-spot Injection
  57. PEGGUY TABU – “PARDONNER”
  58. Nike Air Presto Ultra Flyknit
  59. Demain, si Dieu le veut – Khadi Hane
  60. A vos Encens ! Prêt ! Méditez !
  61. Une escapade au hammam
  62. L’art du massage érotique
  63. Malonga, Chef et Globe-Trotter
  64. Villes intelligentes, une piste pour l’avenir…
  65. Tartine Exotique
  66. Petit Piment
  67. Prince – « Purple Rain »
  68. La Gouvernance Arc-en-Ciel de Nelson Mandela
  69. Et maintenant…
Il était une fois un mannequin née de l’amour d’une femme congolaise et d’un citoyen chypriote qui avait décidé de construire une école gratuite pour les filles dans son pays d’origine, la République Démocratique du Congo (RDC). Mesdames et Messieurs, permettez-moi de vous présenter notre modèle: Noella Coursaris.

 

Noella Coursaris

Noella Coursaris

Ayant grandi entre la RDC, la Suisse et la Belgique, vous êtes une citoyenne du monde, pourquoi insister sur la RDC?

Je suis née en RDC et j’y ai vécu. Puis mon père est décédé et ma mère n’avait pas les ressources pour prendre soin de moi, elle m’a donc envoyée en Europe. Quand j’y suis finalement retournée à l’âge de 18 ans, j’ai été choquée d’apprendre que 7 millions d’enfants n’étaient pas scolarisés. Je me suis jurée de faire quelque chose. Les Congolais sont si chaleureux et conviviaux et le pays dans son ensemble a un potentiel énorme.

Quelle a été l’élément déclencheur de Malaika?

J’ai toujours été passionnée par l’autonomie des femmes. L’éducation est le catalyseur du changement et il y a peu de valeur accordée à l’éducation des filles en RDC. Donc en 2007, nous avons créé “Malaika”: notre objectif est de fournir des programmes de qualité qui ont un impact direct sur la communauté.

Quelle est la mission de “Malaika”?

Notre objectif est de renforcer la capacité de leadership de chaque élève afin qu’elle soit habilitée à redonner un impact positif à long terme sur l’avenir de la RDC. La plupart de nos centres de travail sont basés sur des missions d’éducation et de santé, la colonne vertébrale d’une société robuste.

Noella Coursaris and Kids

Noella Coursaris and Kids

Quel genre de cours les filles reçoivent-elles dans votre école?

Le programme est structuré autour de cours quotidiens en français et en anglais, sur des matières comme les mathématiques, la science, la technologie de l’information, la santé et l’éducation civique. Un grand soin est apporté à forger le potentiel de leadership des étudiantes à travers le scoutisme, les excursions et les projets de services communautaires, tels que la plantation d’arbres ou l’enseignement de la communauté sur la prévention du paludisme. L’art, la musique, le théâtre et l’éducation physique sont des éléments clef.

Prévoyez-vous d’ouvrir d’autres écoles?

Au lieu de construire de nombreuses écoles, nous préférons créer la meilleure école possible, celle dans laquelle nous serions fiers d’envoyer nos enfants. Chaque année, nous recueillons des fonds, nous construisons plus de chambres, inscrivons plus de filles et élargissons nos programmes.

Noella Coursaris and EVE

Noella Coursaris and EVE

Pourquoi insister sur l’autonomie des filles?

La crise de l’éducation au Congo affecte plus les filles que les garçons. Les femmes instruites sont moins susceptibles de se marier tôt ou de mourir en couche et sont moins vulnérables aux maladies comme le VIH/SIDA. Elles augmentent également leurs gains futurs d’environ 10-20% pour chaque année supplémentaire de scolarité et réinvestiront la majeure partie dans leur famille et leur communauté. L’éducation des filles aide à sortir des familles entières de la pauvreté et crée des jeunes femmes confiantes et émancipées. On brise ainsi le cycle de la pauvreté.

Comment intègre t-on votre école?

Nous n’enrôlons que des filles. Elles doivent avoir cinq ans afin de suivre une scolarité entière depuis la maternelle. Elles ne doivent pas vivre à plus de 3km de l’école, et nous prenons seulement une fille par famille, à part dans le cas de jumelles. Nous tirons au sort les 30 nouvelles étudiantes parmi les filles admissibles.

Quelle est la suite?

Je vais inaugurer la première bibliothèque à Kalebuka avec l’artiste Eve. On installe des panneaux solaires pour réduire notre dépendance, ce qui nous permettra de mettre en place la salle informatique. En automne et chaque année suivante, nous allons accueillir une nouvelle classe de 30 filles, jusqu’à ce que nous atteignions le nombre de 340 étudiantes. Enfin, nous sommes en pleine collecte de fonds pour construire les bureaux de développement. Pour finir, nous allons construire un centre de santé pour les étudiantes.

Social

PINTEREST

INSTAGRAM

LINKEDIN

YOUTUBE