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  3. L’été arrive et ses inconditionnels aussi.
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  6. Sankara, le rebelle: Sennen Andriamirado
  7. Sushi d’attiékè
  8. Le côté amer du sucre
  9. Mois de l’histoire des Noirs
  10. VEAU – SARDINES – DE CHEZ NOUS
  11. Le poids des mots
  12. Les tendances mode qui vont bien aux cheveux courts
  13. Le Pouvoir de Guérison des Plantes
  14. Soyez de Vrais Mecs, Faites-vous une Pédicure
  15. Sauti-Sol
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  18. 8 raisons d’aller au cinéma cet automne
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  20. Oasis marocaine chez soi
  21. Nola Adé
  22. Les Super-Aliments et Équilibre Intérieur
  23. « Sweet Christmas » Luke Cage is Back…
  24. Baobab pour la beauté, santé et la vie !
  25. Respect pour l’Architecte
  26. Foyer – Trouver l’équilibre
  27. LotusMoon SkinCare
  28. Serge Ibaka, Son of Congo
  29. L’Antidote pour la peau
  30. Black President
  31. Tour de Martinique des Yoles Rondes
  32. Première impression
  33. Élixir Rose en Or 24 K
  34. The New Stereotype (TNS)
  35. Smash Plantains
  36. Un Continent debout
  37. Noella Coursaris
  38. Asics Tiger : Tanabata pack
  39. Oumou Kandé Diao, Agence française pour models black
  40. Nicholle Kobi – une dessinatrice engagée
  41. Quand Vans Rencontre Nintendo
  42. Prendre soin de ses cheveux en été
  43. Blanchissement de la Peau (Bleaching)
  44. Chronique du « Hardcore Yogi »
  45. Ade Hassan, Reine Nubienne
  46. Chef Roblé, Super Chef
  47. Laser de Jouvence
  48. Maquillage- Yeux 2
  49. Alexis Peskine
  50. Maquillage – Yeux
  51. Entre la modernité et traditions ?
  52. Prévention – Meilleure alternative à la guérison
  53. Les nouveaux investisseurs attendent une échelle
  54. The G-spot Injection
  55. PEGGUY TABU – “PARDONNER”
  56. Nike Air Presto Ultra Flyknit
  57. Demain, si Dieu le veut – Khadi Hane
  58. A vos Encens ! Prêt ! Méditez !
  59. Une escapade au hammam
  60. L’art du massage érotique
  61. Malonga, Chef et Globe-Trotter
  62. Villes intelligentes, une piste pour l’avenir…
  63. Tartine Exotique
  64. Petit Piment
  65. Prince – « Purple Rain »
  66. La Gouvernance Arc-en-Ciel de Nelson Mandela
  67. Et maintenant…

Joe préparait son exposition à Dakar, alité…
Peu avant son décès, le 25 Avril dernier, je croisais son ami Wasis Diop, le montrant du regard « Elle est là l’œuvre » le décrivant.
Joe Ouakam né Issa Samb en 1945 – Ramangélissa Samb dans ses poèmes- est un personnage, un véritable acteur du film de sa vie. Entrez dans son laboratoire Agit ’Art, et silence, il tourne… pour vous, pour vos yeux… au milieu de sons stridents de musique d’un vieux magnétophone ; et d’arbres gigantesques qui rappellent l’arbre à palabre de nos ancêtres, celui des contes africains.
Artiste ou non, inconnu ou pas, il vous invitait – suivant son humeur parfois tyrannique, en réalité théâtrale – à improviser à partir de ses installations, sculptures ou peintures qui changeaient quotidiennement. Oui, Joe était curateur, scénographe de son célèbre « musée » dynamique, à ciel ouvert, où la pluie était son amie et celle de ses toiles, pour cultiver l’éphémère.
Vous pouviez côtoyer à n’importe quelle heure – si vous en aviez le courage- ses fameux membres multidisciplinaires du Laboratoire ; voire même, les noms inscrits de ceux disparus, qu’il est parti rejoindre pour « peindre des portraits de tous ses frères morts » écrit-il dans « l’écume du soleil », son dernier recueil en 2016…
Le 17 Rue Jules Ferry, n’était pas un atelier comme les autres. Il combinait l’héritage ancestrale d’un fils de « Kam » (Wa-Kam qui veut dire « ceux de Kam », une commune Léboue du Phare des Mamelles), mélangeant rites sacrés du peuple de l’eau, expérimentation, modernité et partage…


Très avant-garde et international, vous pouviez le surprendre à taquiner ses amis dans la langue du pays, ou parler le Peulh, et tout d’un coup un Français académique avec un accent parisien. Brillant intellectuel et sophistiqué, l’artiste plasticien a fait le tour du monde avec son art, ses films, ses livres… et le monde entier est venu à lui.
Le laboratoire Agit’art – son domicile- était une institution culturelle de rencontres, d’échanges sous son immense hévéa, robuste… Ce lieu, qui fut un jardin d’acclimatation qu’il a entretenu depuis plus de 40 ans autour de l’art, en plein cœur du Dakar-Plateau, poursuit sa destinée. Même si la « cour de Joe » ne sera plus qu’un lieu résidentiel, Issa Samb inspire déjà la nouvelle génération d’artistes*.
L’Homme au béret noir, à la pipe et aux lunettes rondes, monument historique de l’art du continent, est parti comme il le souhaitait : mourir paisiblement dans son laboratoire. Il reste immortel, comme le veut la coutume Léboue, en devenant le « rapp » (esprit protecteur – ou non en wolof) du Plateau, car les morts ne sont pas morts chez nous.

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