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Rencontre avec Christian Eyenga

Rencontre avec Christian Eyenga

K : Aujourd’hui en direct de New York nous sommes avec Christian Eyenga qui nous a fait le Plaisir de s’assoir avec nous : Afropolitain magazine. On va en profiter pour prendre de tes nouvelles, en sovoir plus sur toi pour ce qui ne te connaisse pas. Deja est ce tu peux commencer par te présenter à tous nos lecteurs.

CE : Je suis Christian Eyenga, joueur professionnel, née en RDC. J’ai évolué en Espagne, ici au Etats unis avec Cleveland, Los Angeles, Orlando et maintenant en Italie.

K : Donc toujours dans le Basket ?

CE : Toujours dans le basket, toujours le basket.

K : Tu nous disais que tu es passé par plusieurs pays. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ton parcours, comment tu venu au basket. Quand est-ce que tu es parti du pays ?

CE : J’ai quitté le pays grâce à Dieu, parce que c’est grâce à lui que j’ai eu cette opportunité d’être recruté par l’agence « You First » avec laquelle je travaille jusqu’à présent. Ils m’ont emmené en Espagne dans le centre de formation à Barcelone et pour ma première année professionnelle j’ai joué pour l’équipe junior. En 2009 j’ai été drafte par l’équipe de Cleveland, puis j’ai été transfère à los Angeles, puis à d’Orlando, ensuite j’ai fait un an en Pologne, puis je suis allez en Italie. Cet été je suis agent libre, donc j’attends des offres. Mais je n’ai pas envie de penser à ça parce que je suis en vacances, je m’entraine et j’attends de voir ce qui va arriver. Je pense que c’est entre l’Italie ou l’Espagne.

K : Tu préfères le basket Européen ou Américain ?

CE : C’est deux ligues différentes. Le basket Européen est beaucoup plus tactique tandis que le basket est plus physique. C’est plus de Showtime. Mais quand t’est professionnel, c’est ton travail en plus j’aime cela et on me paye pour.

K : Si tu peux jouer tu es là…

CE : C’est ça

K : Parfait, parfait…Donc tu disais que tu es née au Congo, Kinshasa (243) pour ceux qui ne connaissent pas. (Moi je viens du 242) Donc tu retournes un peu au pays ?

CE : Chaque été on retourne au pays, il y a des camps de basket organisée par mon agence (You First). Ces derniers 10 ans ils ont ramené une quinzaine de joueurs en Europe qui sont en train d’évoluer dans des équipes professionnelles. Chaque été je pars avec eux supporter le camp. J’en profite pour aller voir ma famille.

K : Donc en gros quand tu rentres au pays c’est le basket, la famille, un petit peu te ressourcer. Question typique de congolais : Tu es sapeur ou pas ?

CE : Moi sapeur ? non pas vraiment. Il y a des sapeurs mais moi j’aime être bien habillé. C’est dans le sang, tu veux bien représenter. Mais je ne suis pas sapeur, je laisse ca aux vrais.

K : Quels est ton plat congolais préfèré?

CE : Le madesou (haricots blancs a la sauce tomate) et riz et le macayabou (poisson salé) a coté.

K : en termes de musique qu’est-ce que tu aimes ?

CE : J’aime tout ! j’ai vécu et joué sur les cinq continents. J’aime la musique africaine : ndombolo, afrobeat, américaine, le Hip hop et le basket vont ensemble. J’ai eu la chance de jouer en Espagne donc j’écoute aussi du reggaeton et de la salsa.

K : donc tu es éclectique comme on dit

CE : Oui voila

K : Pour en revenir au basket, il y a quelques mois on a eu l’opportunité d’interviewer Serge (Ibaka) qui nous a fait l’honneur d’être notre première couverture. Dans les photos qu’il m’a envoyées, j’ai vu toutes les choses qu’il faisait au pays. Est-ce important pour toi de repartir au pays et de Give Back (partager), pour faire en sorte que la jeunesse africaine se sentent aimée et qu’elle voit que les joueurs internationaux créent des opportunités au pays pour eux?

CE : Oui c’est important, Serge est l’un de mes meilleurs amis. On est parti du Congo pour l’Espagne et pour les Etats unis avec un an d’écart. C’est un plaisir pour moi d’être invité dans les camps qu’il organise. Je suis content de donner cet espoir au jeune, à travers son camp. Cela donne la perspective de devenir comme Serge ou Christian en travaillant dur.

K : Quels conseils donnerais-tu aux jeunes sportifs qui veulent quitter le pays ?

CE : Aujourd’hui beaucoup, dont mon agence, découvre le talent africain grace a Internet. Certains vous contacteront sous pretexte qu’ils sont des agnets pour vous faire sortir du pays et vous abandonneront une fois sur place, dans la rue a faire la manche.

K : Donc ton conseil c’est faire attention à son encadrement

CE : oui c’est ça et aussi de beaucoup travailler le premier mois de basket. Etre discipliné en dehors du terrain, des trucs comme ça. A part cela travailler avec beaucoup de passion.

K : Ben voilà, on a quelques conseils pour les jeunes sportifs qui vont nous écouter. Questions perso …Tu es marié, tu as des enfants ?

CE : Zéro ! je ne suis pas marié, j’ai pas d’enfants, je suis célibataire. Pas de fiancé, pas de girlfriend. Je suis libre

K : Il est Libre (laughs). Petite dernière question, qu’est-ce que tu envisage pour le futur ?

CE : Futur…j’aime trop le basket, je vais essayer de rester dans le milieu. Je vais faire du scouting ou du coaching mais je pense beaucoup plus au scouting. Pour trouver les nouveaux joueurs africains, parce qu’il y a trop de talents perdus en Afrique. Avec mon agence je vais aller encore plus loin, dans les villages et trouve le gars qui mesure 2’10 qui est juste la et qui peut avoir du potentiel et lui donner cette chance.

K : J’ai une autre question, maintenant que vous avez jouez dans des leagues de basket. Comment faire pour créer des championnats dans nos pays ? Pour que le basket africain évolue.

CE : Je trouve que c’est juste l’organisation de notre gouvernement. Je ne vais pas donner beaucoup de pression à notre gouvernement parce qu’il doive déjà améliorer le pays. Mais moi je pense qu’il doive faire un petit pas pour mieux organiser. Qu’il mette le même effort dans les autres sport (basket, handball…) qu’au foot. Il y a beaucoup de talent au pays, qui veulent bien jouer au pays mais il n’y a pas l’organisation.

K : Le problème si je comprends bien c’est que les fédération africaines ne font pas appel a vous pour les compétitions internationales

CE : Oui voilà, je parlais même de cela a mon pote (Bismarck) qui voulais jouer en selection, j’ai dit mon frère moi aussi. Il y a plus de joueurs congolais en NBA et en Europe que tous les pays d’Afrique. Ils sont là mais personne ne les a appelé pour jouer dans l’équipe nationale. Je peux payer pour mon billet, pour me loger, c’est un honneur de jouer pour moi pays. Mais comment vais-je savoir qu’on est qualifié

K : Les fédérations doivent être plus organisées pour faire en sorte que les joueurs à l’étranger sachent qu’ils doivent revenir au pays pour participer à des compétitions.

CE : Voila c’est ça.

Afropolitain - Thomas Sankara - UN - 10.4.1984

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Armando Cabral by AfropolitainMagazine

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