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Sauti-Sol

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Le groupe de musique, Sauti Sol, se produisait à New York la semaine dernière. Nous n’avons pas voulu rater l’occasion de discuter avec les membres de notre groupe kenyan préféré composé de Bien-Aimé Baraza, Willis Austin Chimano, Polycarp Otieno et Savara Mudigi.
Pouvez-vous vous présenter, s’il vous plaît ?

Nous sommes un groupe afropop du Kenya. Nous jouons de la musique ensemble depuis le lycée. Lorsque nous étions étudiants, notre ancien nom était <>. On cumule 15 ans d’amitié et 8 ans de carrière professionnelle. Nous jouons de l’afropop qui est essentiellement de la pop d’Afrique de l’Est, faite par les Africains pour les Africains.

Pourriez-vous décrire votre style ?

Nous avons commencé comme un groupe acappella. Polycarp nous a rejoint apres le lycee et nous avons évolué en quelque chose de plus acoustique à base de guitare et de voix. Cela a commencé comme un passe-temps et pour rester loin des problemes. Nous jouions dans les parcs, puis les gens ont commencé à nous reconnaître et à offrir de petits contrats pour nous produire à des anniversaires, des mariages et aux fêtes. Nous n’avions même pas un nom alors les gens ont commencé à nous appeler <> qui est Swahili pour ‘la voix’, mais trop de groupes avaient le même nom. Avant notre premier album, nous devions deposer notre nom, mais Sauti était trop commun donc notre manager nous a donné ‘Sol’ comme second nom, c’est latin pour ‘la lumière’. Il a fonctionné parfaitement puisque notre nom à l’école secondaire était ‘Voix de la Lumière’. Notre musique a évolué avec le temps.

De quoi vous inspirez-vous ?

De notre entourage immédiat, des voyages, des gens.

Des gens…pouvez-vous être plus précis ?

Je veux dire des êtres humains que nous rencontrons par des voyages. Nous voyons comment ils traitent des informations différentes. Par exemple, notre album est intitulé « Live and Die in Afrika ». Pendant très longtemps, nos histoires ont été racontées par les médias occidentaux, cette fois-ci, les musiciens africains sont ceux qui racontent les histoires africaines. Tout comme votre magazine, l’Afropolitain. Je l’ai appris en étant ici en Amérique. Les gens d’ici m’ont inspiré beaucoup de chansons d’une manière différente qui abordera leurs problèmes.

Alors, comment allez-vous travailler ensemble ?

Moi, (Willis Austin), suis chanteur et je suis plus dans l’image et la mode. Polycarp est le guitariste, compositeur et producteur. Bien-Aimé est un chanteur et compositeur et Savara est plus un producteur.

Sauti-sol
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Il n’y a donc pas de tensions quand vous travaillez ?

Si nous nous entendons bien, c’est aussi parce que chacun s’en tient à son domaine. Pourtant, nous partageons toujours des idées et des prenons nos decisions ensemble.

Que pensez-vous de cette énorme tendance sur le continent africain et la musique qui est en vogue ces derniers temps ?

Je ne dirais pas que c’est maintenant qu’elle est en vogue. Pendant des générations, l’Afrique a toujours été tendance si vous regardez les années 70 quand Fella remplissait des arènes en Amérique et en Europe, il ne jouait pas pour la diaspora africaine, mais pour les Américains. De nos jours, c’est juste à cause des réseaux sociaux, il y a plus de regards et aussi par la collaboration avec des artistes occidentaux, mais ils ont toujours essayé des choses africaines depuis longtemps.

Mais regardez à la vie nocturne, il y a 6 ans, vous entendiez de la musique africaine dans les clubs alors que maintenant ils ont des sessions africaines ?

Je crois qu’il en est ainsi en raison de l’ouverture du monde grâce à l’Internet. Les gens sont plus connectés, oui, c’était populaire, mais pas assez comme ce qu’il en est en ce moment. Voir de l’afrobeat dans les meilleurs charts était inouï!

Est-ce votre première tournée en Amérique? Irez-vous ailleurs ?

Nous avons commencé à tourner immédiatement, depuis 2009. C’était le seul moyen de représenter notre musique. Nous avons commencé en Europe dans beaucoup de festivals parce qu’ils aimaient l’acoustique, nous y retournons en juillet. Avec cet album, nous avons commencé à faire des tournées en Afrique, 12 villes au Kenya, en Afrique du Sud, au Swaziland, au Mozambique, au Rwanda, en Tanzanie … puis nous sommes venus en Amérique pour pousser l’album.

À part vous, qui d’autre fait la tendance au Kenya ?

Il y a un nouveau gars, DJ Shinski, il a vécu aux États-Unis pendant 10 ans, puis il est revenu et ça a été phénoménal. Vous avez des gens qui ont toujours été sur la scène comme Nameless. Ensuite, il y a beaucoup de jeunes qui montent, une vague inspirée par Sauti Sol, mais qui font leur chose différemment.

Sauti-sol
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Avez-vous une collaboration à venir ?

Oui, tout le temps. En ce moment, nous venons de terminer une chanson avec C4 Pedro d’Angola, nous avons travaillé avec Fally, Toofan, le groupe sud-africain Mi Casa. Il y a beaucoup de choses en cours.

Des chanteurs américains ?

Nous y travaillons.

Où pouvons-nous vous trouver ?

Sautisol sur instagram, twitter et Facebook
site web: sauti-sol.com

Dernier mot pour la nouvelle génération africaine ?

Le message serait ‘vit et meurt en Afrique’. Mettez votre état d’esprit sur vivre et mourir en Afrique. Quoi que vous fassiez, faites-le pour peindre un meilleur avenir pour le continent africain.
Si vous êtes un journaliste, écrivez des histoires positives. Si vous êtes un musicien, écrivez des chansons qui rendent l’Afrique belle et étonnante. Si vous êtes un comptable ou que vous travailliez dans des entreprises, soyez la lumière pour le continent pour changer les vies. Pour que les gens qui vous regardent puissent sentir ce que vous représentez et changez la vie des gens partout dans le monde en venant d’Afrique.

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