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Qu’est-ce qui a suscité votre intérêt pour la mode ?

Mon premier souvenir remonte à l’enfance. Je fabriquais souvent des vêtements pour mes poupées et je regardais des comédies musicales comme My Fair Lady en souhaitant un jour faire des vêtements pour elle. En grandissant, j’ai toujours aimé la mode, ainsi que dessiner et utiliser des morceaux de tissus pour créer quelque chose de nouveau ; ce qui a suscité un intérêt assez tôt pour faire carrière dans la mode.

Quand avez-vous su que vous en feriez une carrière ?

J’avais un fort désir d’être créatrice de mode mais ce n’est que lorsque j’ai créé la ligne Prelim en 2013 au Labels Fashion Show de Londres qu’elle est devenue une réalité. Les retours positifs et l’amour que j’ai reçu après avoir pris le courage de présenter ma première collection à une plateforme d’une telle ampleur ont validé mon rêve. J’ai vu qu’il y avait un marché pour mes créations.

Avez-vous étudié la mode ou vous êtes autodidacte ?

Bien que j’ai commencé par apprendre dans mon coin , je savais que je devais développer mon métier. J’ai étudié à l’Université Middlesex de Londres, où j’ai obtenu un diplôme en design de mode pour femme. Plus tard, j’ai fait un stage comme styliste dans le label londonien Nicola De Main.

Combien de collections avez-vous fait jusqu’à présent ?

La collection Kaya est ma cinquième collection à ce jour.

Où pouvons-nous trouver vos vêtements ?

Mes vêtements peuvent être trouvés sur mon site Web – Prelim et chez d’autre revendeurs y compris TheKachitProject et le showroom de Kachmeifyoucan à New-York.

Où êtes-vous basée?

Je suis actuellement basée à Londres, en Angleterre.

Qu’est-ce qui vous différencie des autres stylistes ?

Je voulais donner aux femmes les moyens de représenter leurs racines africaines et à celles qui ressentaient un lien fort avec la diaspora, je voulais qu’elles portent une partie de la culture dans la mode moderne, tout en leur permettant de mélanger et d’assortir des créations avec des pièces contemporaines qu’elles auraient dans leurs placards. Il était important pour moi de créer un label qui non seulement célèbre les racines africaines et ses influences vivant dans le monde occidental, mais aussi d’embrasser les femmes de différentes cultures en unifiant les deux , en créant et en incorporant de façon unique mes propres motifs qui sont différents des pagnes et tissus Ankara qu’on a l’habitude de voir.

Comment intégrez-vous votre origine (Zimbabwe) dans votre mode?

Je suis très fier de mon héritage et je voulais l’intégrer dans mes pièces. Mes créations sont une fusion de mon enfance africaine mélangée avec des expériences et des influences de là où je vis actuellement à Londres. J’aime les couleurs et l’audace que représente mon patrimoine zimbabwéen, qui est une partie essentielle de mes créations. Ayant grandi avec de telles traditions familiales et l’importance d’honorer ma culture Ndebele, y compris l’inspiration de la grande artiste Ndebele, Esther Mahlangu, je voulais créer ma propre ligne d’impression pour ma collection actuelle, qui incarnait vraiment mon patrimoine, en célébrant sa richesse avec des couleurs.

Comment voyez-vous l’évolution de la mode en Afrique?

Être témoin de l’évolution de la mode et de sa perception internationale est remarquable. Les gens embrassent notre culture et la portent fièrement, qu’ils soient des Africains indigènes ou de d’autres cultures qui s’en inspirent. L’utilisation et la popularité de l’imprimé Ankara et du tissu en dentelle ont beaucoup évolué pour être maintenant vus sur les pistes internationales et incorporés dans les lignes de certains des meilleurs de l’industrie comme la marque Stella Jean de Stella McCartney et la collection LAMB S / S11 de Gwen Stefani, ainsi que des célébrités hauts placés comme Michelle Obama, Beyonce, Rihanna et Kim Kardashian qu’on voit porter des vêtements de stylistes africains. L’industrie prête maintenant attention à la mode africaine, qui a fait de notre plate-forme la prochaine et cinquième destination de la semaine de la mode.

Votre travail est-il international ?

Oui, la marque a grandi au fil des années et est maintenant accessible et expédiée à l’international. Je suis souvent débordée quand je vois mes clients porter mes créations de différentes parties du globe et j’ai eu la chance d’avoir mes pièces portées par des célébrités et des musiciens tels que Vanessa Simmons et Vicky Sola.

Quelle est la plus grande leçon que vous avez apprise depuis le début de votre entreprise?

La plus grande leçon que j’ai apprise est de ne jamais abandonner ! Vous devez continuer jusqu’à ce que votre vision voit le jour. Certaines des plus grandes bénédictions et percées que j’ai vécues sont survenues quand j’ai presque abandonné.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes stylistes africains?

Je conseillerais sans aucun doute aux jeunes créateurs africains de faire beaucoup de recherches s’ils veulent une longue carrière dans la mode, surtout pour établir ce qui les différencierait ou se démarquerait du lot de créateurs qu’il y a actuellement. Je les dirais aussi de ne jamais abandonner.

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